6.14.2005

 

Bilan (1)

Je suis rentré hier soir de Nice. Nous étions entre hypokhâgneux. Comme cela rentre dans le sujet du blog, je raconterai ce séjour, mais pas maintenant. Car je commencerai par un bilan intellectuel, puis relationnel et enfin ontologique. Je pense écrire en tout six/sept articles qui j'espère pourront vous faire apprécier tous les changements survenus.

Si je devais partir du plus simple, pour donc ébaucher ce bilan intellectuel, je dirais incontestablement que l'hypokhâgne m'a permis d'apprendre à lire! Eh oui, on croit que tout se joue dès le CP. Mais en début d'année, j'ai très vite constaté, à mon plus grand regret, que j'étais incapable de m'enfiler une dizaine de pages sans me déconcentrer une vingtaine de fois. Cela s'est surtout produit avec les livres d'histoire, géo et philo. (Car on a tous déjà plus ou moins lu de la littérature, dans laquelle l'esprit est appâté par une intrigue et du coup la lecture fuse). Ainsi je me souviens que jusqu'en décembre, j'atteignais la vitesse record de 10 pages par heure. Une fois le livre refermé, j'étais content d'en être débarassé, mais j'étais aussitôt angoissé car à ma plus grande stupeur je remarquais que je n'avais rien retenu. En fait si: je mémorisais les pensées parasites qui m'avaient perturbées pendant ma lecture. Plein de fois, cet handicap m'a terrassé.

Petit à petit, j'ai persisté. Et je me suis amélioré. Lecture chronométrée, épuration de l'esprit pour le rendre réceptif, guider de manière nouvelle le parcours des yeux, toutes les techniques étaient bonnes. De ce fait, si je ne lis pas spécialement plus vite, je le fais sûrement de manière plus efficace. Car j'ai apris parallèlement l'art de la fiche. En effet, cela consiste à noter soigneusement et proprement (pour ne pas avoir des déconvenues lors de la relecture) les idées principales (et si l'on est très fort ajouter ce que l'on en pense). Certes on ne retient jamais tout, mais c'est tout de même structurant. Notre professeur de géographie a rigolé d'un air narquois quand nous lui avons avoué que nous faisions des fiches. C'est pour les bébés. Ca fait perdre du temps. Il n'y a de vrai que la relecture les enfants. C'est donc à nous de trancher. Cette remise en cause ne m'a pas été très brutale. La technique du surlignage est aussi très bien, seulement quand les livres nous appartiennent.

Par contre, je ne me suis pas tellement amélioré sur la plan triage/sélection. En effet, le savoir appartient à ceux qui sélectionnent l'information -me dit-on- on a pas le temps de tout lire. Or cela reste un haut crime pour moi de tronquer un livre et de consommer des pages par-ci des pages par-là. Pourtant il faut reconnaître l'avantage: on perd moins de temps et on retient mieux. J'ai encore quelques années devant moi pour m'y faire. Quoiqu'il en soit, ces outils de lecture auraient dû être cultivés plus tôt pour mieux les maîtriser. Mieux vaut tard que jamais. Maintenant c'est acquis et, quelque soit le domaine pourvu qu'il demande de lire, cela me sera très utile je pense.

---ps: petite pensée pour ceux qui passent le bac.---

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