6.04.2005

 

C'est tout un monde qui s'effrite...

Le conseil de classe de fin d'année est passé le 2 juin. J'ai fais mes dossiers pour les khâgnes philo. C'est triste. On l'est tous d'ailleurs.

Je pars une semaine à Nice. En rentrant, j'écrirai régulièrement et minutieusement le bilan de l'année. Comment l'année m'a touché. Je compte sur vous.

5.30.2005

 

Vita nonumquam tristis est

Aujourd'hui, ce fut ma dernière khôlle. Pas n'importe laquelle: celle de latin, ô matière divinement sacrée.
Je suis arrivé rempli de confiance, certain de cartonner dans mon dernier travail évalué. Je passe donc prendre mon texte à 17h00, et j'ai une heure pour le traduire, muni de mon sempiternel Gaffiot. Le professeur me tend un texte de Sénèque, qui raconte une conquête du roi Perse Xerxès en Grèce. Je traduis les premiers mots, tranquillement. C'est fastoche! Hélas, les plaisirs de la version s'estompent vite: dès la fin de la première ligne, je ne comprends plus rien, et tout s'embrouille...

Je me ressaisis: je dois réussir. Je passe quelques minutes, tout en feuilletant le dictionnaire, mais rien n'y fait, je reste submergé. Bon, le sens pratique voudrait qu'on passe à la phrase suivante me dis-je. Je fais donc un petit saut...et une grande chute. En effet, ce qui suit est pire. Je cherche dans tous les sens, sans comprendre, et je m'enfonce. Sentiment désagréable. Très vite, je m'avoue vaincu et je regarde par la fenêtre en signe de défaite. Je peux désormais perdre mon temps. Il coule, et à chaque instant je m'imagine devant le professeur. Monsieur j'ai rien traduit. Monsieur j'ai eu un petit problème. Monsieur je crois que je vais m'enfuir.

A 18h00, on toque à la porte. Le gong a sonné et je me lève. J'arrive dans la salle d'évaluation, et vite je déclame: "Monsieur je n'ai pas réussi à traduire, désolé" (yeux de cocker inclus). Et, tout en me rassurant, nous traduisons mots à mots et bien sûr tout s'éclaire. Je réponds mal à ses questions mais il ne perd pas patience. Et comme ça nous allons jusqu'aux trois-quarts.

A la fin, il me dit que nous en avons assez fait. Il paraît que j'ai eu des bons reflexes, qui montraient mes connaissances, mais que je n'avais pas assez d'entraînement donc ça flanchait. Surprise: je dois déposer dès que je peux dans son casier la version traduite en entier, pour voir si j'ai retenu quelque chose. Au suivant! La pauvre derrière moi tombe sur le même texte, comme ça il pourra nous comparer. Je me faufile et rentre vite chez moi, énervé. Vite vite je retraduis tout ce que nous avons fait afin de ne pas l'oublier...

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