5.27.2005

 

L'année d'hypokhâgne de Mickaël...

- Je viens de recevoir à l'instant un e-mail de la part de Mickaël, émouvant. Mickaël est un grand garçon de ma classe aux cheveux longs et frisés. Il fait partie de ceux qui ont illuminés mon année. Pierre -

"Tiens Pierrot, un ptit texte que j'ai tapé sans m'en rendre compte et qui pourrait avoir une place sur ton blog, si l'envie t'en prend (y'a ptet des fautes, mais tant pis). Mika

La chaleur... La flemme, productive. Les vacances sont là,à mes pieds. Je n'en fais pas grand chose. Hier, je suis resté plusieures heures à ne vraiment rien faire. Allongé sur mon lit, à moitié éveillé. J'ai lu du Sartre... J'ai suivi la vie des autres m'y impliquant peu mais réellement. J'étais un peu loqueux, quoi. Aujourd'hui, j'ai du travaillé, kholle, commentaire de lettre... Je me sens bien, serein, rempli - la musique aide. L'hypokhagne me désespera à plus d'un titre; mais je la regrette déjà, avec tous les instants de bonheur (je crois que pour une fois c'est ça) qu'elle m'a procurée. Certes, je n'en peux plus, le travail et la motivation commencent à être vraiment difficiles à fournir. Mais le paradoxe est entier : j'aime ce que je fais et où je suis. Et il n'y a pas eu beaucoup de moments, avant cela, où j'ai vraiment pu dire ça, sans tricher.

Evidemment, le bonheur est accompagné de tous les aspect négatifs qui viennent équilibrer les forces, desfois vraiment j'en ai eu marre, et je ressens presque ce qu'un certain type aux pieds nus raconte, lorsqu'il évoque la vie qui passe, qui coule, sans que nous puissions vraiment la saisir à cause d'un formatage et d'un travail qui occupent tout. Mais c'est la partie nécessaire, le jeu en vaut la chandelle. Car malgré ça, c'est la première fois où mes expériences humaines sont si fortes, ou presque, et ce sur un temps long - 10 mois.

L'hypokhagne, plus belle année de ma vie? Pour le moment, je crois que c'est sur. J'en garderai très certainement un souvenir ému, et heureux. Donc pas d'adieu, et j'essaye de reprimer les regrets, pour savourer et exprimer pleinement le"merci" qui me vient quand je pense à tout ça; car tout a changé, cette année, et j'en sors véritablement différent. Merci."

5.23.2005

 

Du soleil, du travail, mais pas de temps

L'été et toutes ses saveurs arrivent à toute vitesse, mais les hypokhâgneux de Michelet travaillent toujours. Pomper, pomper, et toujours pomper. Ce week-end par exemple: une khôlle d'allemand plus un commentaire comparé à rendre sur feuille de trois poèmes, toujours en allemand. Ce soir: deux textes de lettres à préparer (avec une chance sur 30 de tomber au tableau), un commentaire et une khôlle de latin. Je ne m'en sors pas!

Chose d'autant plus grave que toute la paperasse administrative nous tombe dessus en même temps: remplir les dossiers pour les équivalences en fac (quelle galère, surtout pour les petits indécis qui changent de matière par rapport à leur choix de début d'année), les dossiers pour les khâgnes des autres lycées. Et même de l'extra-paperasse: le diplôme du Bafa que je n'ai pas reçu qu'il faut faire valider par la direction départementale de la jeunesse et des sports (DDJS), trouver les colos dans lesquelles je voudrais être animateur cet été (et donc s'appliquer à rédiger des lettres de motivation) et enfin un chantier en Europe de l'est au mois d'aout dans lequel il ne reste plus beaucoup de place.

Et...le plus important...je ne trouve guère le temps pour réfléchir sérieusement à mon orientation l'année prochaine. Je suis sur une piste: j'aimerais tenter une khâgne philo (mes notes le permettent) même si j'en tremble d'avance. Pourquoi? Pendant un an, j'aimerais apprendre à penser et m'enrichir spirituellement. Mais le spectre du carcan intellectuel me hante encore: j'ai peur, encore plus que cette année, de me renfermer sur moi-même, dans mes livres, et d'oublier le Simple. Le Rassurant. Enfin, il faut bien prendre une décision et parier sur l'avenir. De toute façon, la terre ne s'arrêtera pas de tourner pour si peu.

Et pour finir, je m'adresse aux blogués: mon aventure virtuelle va bientôt toucher à sa fin. Alors, je voudrais savoir si quelqu'un dans l'audience se posait une question sur l'hypokhâgne (en elle-même ou de la manière dont elle m'a touchée) à laquelle je n'ai pas répondue ou que j'ai peu détaillée. Verbum populi datum est.

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