4.14.2005

 

L'arbre des possibles

regard_profond

4.12.2005

 

Bonnet d'âne!

AÏE! Nous sommes en cours de latin. Je perçois déjà des signes : regards du professeur, souvenirs d'étourderies, lumière frétillante...et ça y est, il me la rend. 5.5/20 à ma version. Je ne suis pas fier. Commentaire : "Que vous avez été mal inspiré cette fois! Un festival". C'est vrai. Des contre-sens se baladent entre les lignes, des imprécisions. Pourtant le sujet me plaisait bien : cela racontait l'histoire de Néron participant à un concours de chant (de Suétone).

Enfin, toujours est-il qu'avec du recul, je ne regrette pas cette expérience. Sur le moment, à coup sûr, j'étais énervé contre moi (et la terre entière). En rentrant, j'ai explosé de rire en le racontant à ma mère. Car d'habitude, le latin est plutôt une matière forte. Et là je me suis écroulé. La déconfiture! Et sur le plan expérimental, je trouve ça très interessant de savoir quel "effet" on ressent avec une telle note, surtout en latin, où la concurrence est mise en avant, les copies étant classées. Aujourd'hui, du coup, j'ai moins apprécié le cours, c'est comme si je m'étais mis ''dans la peau d'un autre".

En fin de compte, cette note était interessante. Prions pour que cela ne se reproduise pas pour le concours blanc!

4.11.2005

 

"Un A/R sans lecture s'il vous plaît"

J'avais pris l'habitude, à partir du mois de novembre, d'utiliser chaque moment pour lire, pour me cultiver, pour être moins ignard. Le soir avant de me coucher, à la récréation parfois, sous ma douche...et surtout dans le bus, le matin à l'aller, le soir au retour. Le rituel commençait dès 7h30 en attendant le bus à la station et s'achevait vers 7h47, à l'arrivée au lycée. Mêmes dans les conditions les plus périlleuses, je me faisais un devoir de lire : par exemple debout, compressé par les migrations pendulaires vers 18h00. Chaque trajet que j'effectuais sans avoir lu suffisament était pour moi une perte de temps. Je lisais pour lire.

Ce matin, je ne sais plus exactement à quelle heure, il m'est venu l'idée de me mettre en jachère. Je suis arrivé dans le bus, et miracle, j'ai respiré, j'ai regardé les gens qui m'entouraient sans ce sentiment néfaste de "perte de temps". Je me suis affranchi. Je pensais lire auparavant pour mon plaisir, mais mon plaisir, ce fut de ne pas ouvrir de bouquin. En revenant aussi. Je regardai les visages des autres voyageurs. D'ailleurs, on découvre des choses passionantes : une dame, pendant toute une station, n'a pas réussi crier assez fort pour se faire entendre du conducteur, et est restée avec la main bloquée dans la porte, sans pouvoir bouger. J'étais mort de rire.

Oui, mais quel rapport avec l'hypokhâgne? En fait, avec ces lectures subsidiaires, je me rends compte que je me mettais dans un état d'esprit tel que j'étais en hypokhâgne même quand je n'étais plus en cours : je voulais en apprendre le plus possible, le plus vite possible, combler ma déficience culturelle, faire de l'(agri)culture extensive en somme. Avidité de l'intellect. Ferme ton livre et ouvre les yeux, tu en apprendras autant.
Je ne dis pas que je ne vais plus lire, ça non. Mais la lecture complémentaire doit se détacher de l'Hk, il faut marquer la frontière et ne pas vivre en cours en permanence. Ce renversement de vision nécessite un changement intérieur d'état d'esprit, chose à laquelle je vais consacrer tout mon être.

4.10.2005

 

Il arrive...(J - 6)

Sa couleur est celle des nuages . C'est le deuxième de l'année, mesdames et messieurs, en exclusivité le voici, le concours blanc.
Il arrive à grands pas ; plus la date butoire approche, plus le temps accélère. Il est terrifiant : il nous assiège pendant une semaine et nous fait endurer des supplices : 5h de lettres, 5h d'histoire, 5h de géo, 5h de philo, 5h de latin, 4h d'allemand, 4h d'anglais. Les révisions sont monstres, et plus que jamais nous devons augmenter notre productivité de travail, quitte à désapronfondir, afin de pouvoir l'affronter. La préparation est rude : nous devons minimiser les loisirs et diviser par deux le nombre de sorties. Chaque partielle de temps est infiniment précieuse. Ce concours est redoutable : de lui peut se jouer en partie notre orientation pour l'année d'après. Il faut donc triompher. Le plus difficile dans tout cela : ne pas désespérer, ménager ses forces, garder son sang-froid. Il n'est pas encore là.

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