3.12.2005
Des horaires pas possibles...
Il est tard donc cet article sera court.
Cette année, je me couche en moyenne beaucoup plus tard que jusque lors.
Le soir, je n'arrive jamais à me à me mettre au lit avant minuit. J'ai beau essayer, me faire les plus sincères serments de la terre, rien n'y fait : la malédiction s'abat sur moi quotidiennement.
En effet, non seulement le travail est très prenant, mais en plus, comme je l'ai dit dans l'article précédent, l'hypokhâgne est l'année des découvertes : le soir avant de me coucher, j'ai donc des tas de lectures passionnantes qui excitent ma soif de culture et qui retardent l'heure du départ fatal.
En conséquence, mes heures de sommeil sont largement réduites. Le petit lever à 6h30 est très douloureux. Il m'arrive pendant la journée que mes paupières soient lourdes, très lourdes...Et il faut faire preuve de pugnacité et de volonté pour résister à cet envahisseur menaçant. Et croyez-moi, c'est harassant!
Et ce n'est pas tout : il faut maintenant compter un délai encore plus long avec le temps que me prend mon petit blog!
ZZZZzzzzzz
Cette année, je me couche en moyenne beaucoup plus tard que jusque lors.
Le soir, je n'arrive jamais à me à me mettre au lit avant minuit. J'ai beau essayer, me faire les plus sincères serments de la terre, rien n'y fait : la malédiction s'abat sur moi quotidiennement.
En effet, non seulement le travail est très prenant, mais en plus, comme je l'ai dit dans l'article précédent, l'hypokhâgne est l'année des découvertes : le soir avant de me coucher, j'ai donc des tas de lectures passionnantes qui excitent ma soif de culture et qui retardent l'heure du départ fatal.
En conséquence, mes heures de sommeil sont largement réduites. Le petit lever à 6h30 est très douloureux. Il m'arrive pendant la journée que mes paupières soient lourdes, très lourdes...Et il faut faire preuve de pugnacité et de volonté pour résister à cet envahisseur menaçant. Et croyez-moi, c'est harassant!
Et ce n'est pas tout : il faut maintenant compter un délai encore plus long avec le temps que me prend mon petit blog!
ZZZZzzzzzz
3.09.2005
Mieux vaut tard que jamais...
Il s'avère que les vers me plongent dans des rêves...
L'HK, quand on y pense très fort, ce n'est pas qu'un brainwashing intempestif. Ce n'est pas non plus une classe qui s'inscrit dans la pure rigueur des formalités du système scolaire. C'est aussi l'année de la découverte, pour les taupes comme moi qui sortent de leur terrier et écarquillent avec stupeur leurs petits yeux endormis. Remontons un peu le temps...
En effet, dans mon passé absolument banal, j'ai tout à fait méprisé le français (tel qu'il nous était enseigné?). Je me souviens de mes batailles acharnées contre Chateaubriand, Montesquieu ou encore Racine. J'éprouvais une sincère rancune injustifiée. Cette matière m'apparaissait comme décalée, inutile dans le monde contemporain qui baigne dans les nouvelles technologies. J'ai choisi hypokhâgne après ma fabuleuse expérience de première avec mon professeur de français, mais aussi parce que j'étais attiré par une volonté mercantile d'acquisition de culture.
Cependant, des surprises agréables ont fait irruption au cours de ces derniers mois. Je suis de plus en plus attiré par la beauté des mots employés dans la poésie. Je n'ai peut-être pas encore assez de recul, mais je constate qu'il ne m'était jamais arrivé en dix-huit ans de carrière de chercher des poémes dans les bibliothèques qui sont à ma disposition (CDI et maison). Je ne veux pas encore parler de passion, mais d'une curiosité soudaine, notoire, qui peut arriver à tout hypokhâgneux.
Cela s'explique sûrement par la qualité des cours qui m'est prodiguée par le prof de lettre. En effet, chaque semaine, nous avons trois commentaires à préparer chez nous, une victime est tirée au sort, commente, et le cours continue et s'achève par une correction magistrale. Cette méthode a du bon : un contact intense nécessaire s'établit entre le texte et moi, puisque une épée Damoclès se balance quelques mètres au-dessus de ma tête : je n'ose pas passer au tableau les mains vides!
Quand les choses se construiront petit à petit, je continuerai à détailler cet attrait pour les vers dans d'autres articles. En attendant, je me fais bercer par la chaleureuse voix de mon père qui me chante Aragon en me révélant des faces indicibles de sa jeunesse.
L'HK, quand on y pense très fort, ce n'est pas qu'un brainwashing intempestif. Ce n'est pas non plus une classe qui s'inscrit dans la pure rigueur des formalités du système scolaire. C'est aussi l'année de la découverte, pour les taupes comme moi qui sortent de leur terrier et écarquillent avec stupeur leurs petits yeux endormis. Remontons un peu le temps...
En effet, dans mon passé absolument banal, j'ai tout à fait méprisé le français (tel qu'il nous était enseigné?). Je me souviens de mes batailles acharnées contre Chateaubriand, Montesquieu ou encore Racine. J'éprouvais une sincère rancune injustifiée. Cette matière m'apparaissait comme décalée, inutile dans le monde contemporain qui baigne dans les nouvelles technologies. J'ai choisi hypokhâgne après ma fabuleuse expérience de première avec mon professeur de français, mais aussi parce que j'étais attiré par une volonté mercantile d'acquisition de culture.
Cependant, des surprises agréables ont fait irruption au cours de ces derniers mois. Je suis de plus en plus attiré par la beauté des mots employés dans la poésie. Je n'ai peut-être pas encore assez de recul, mais je constate qu'il ne m'était jamais arrivé en dix-huit ans de carrière de chercher des poémes dans les bibliothèques qui sont à ma disposition (CDI et maison). Je ne veux pas encore parler de passion, mais d'une curiosité soudaine, notoire, qui peut arriver à tout hypokhâgneux.
Cela s'explique sûrement par la qualité des cours qui m'est prodiguée par le prof de lettre. En effet, chaque semaine, nous avons trois commentaires à préparer chez nous, une victime est tirée au sort, commente, et le cours continue et s'achève par une correction magistrale. Cette méthode a du bon : un contact intense nécessaire s'établit entre le texte et moi, puisque une épée Damoclès se balance quelques mètres au-dessus de ma tête : je n'ose pas passer au tableau les mains vides!
Quand les choses se construiront petit à petit, je continuerai à détailler cet attrait pour les vers dans d'autres articles. En attendant, je me fais bercer par la chaleureuse voix de mon père qui me chante Aragon en me révélant des faces indicibles de sa jeunesse.