6.30.2005
L'aventure continue
Rien n'est fini et des péripéties m'attendent à chaque tournant.
La khâgne déjà. Je guette les réponses des lycées. Pour l'instant Jules Ferry et Balzac veulent bien de moi. Vite vite la galère. J'ai deux jours pour aller chercher un Exeat à Michelet. Remplir tous les dossiers. Trouver un logement éventuellement. Passer des coups de fils çà et là. Des vacances épuisantes en fait.
Et surtout...et surtout la petite Tine. Eh oui, dans toutes ces rencontres ces nouveaux visages ces étudiants jeunes au coeur voltigeant il fallait bien que j'en rencontre une qui fasse chavirer le mien. Depuis février j'avais posé mes yeux délicats sur sa personne. Souvent au premier rang -Lit admirablement bien à voix haute. J'avais cherché des signes pendant tous ces mois. En vain. Et pourtant quand l'année s'est achevée, par surprise dans mes bras elle est tombée. Et nous voilà embarqués, tous deux. Dans les méandres des sentiments. Baignant dans nos souvenirs langoureux de l'hypokhâgne. Une histoire d'une difficulté simple. Et que seule l'insouciance pour l'instant tente de faire perdurer. Tine, si tu savais.
Et enfin, hybloghâgne. La fin(?) d'une micro-aventure. Micro car à l'échelle d'un seul petit homme, d'une miette dans l'univers. Un blog lu quand même par plusieurs centaines de personnes. A chaque article, ce besoin de raconter, de transmettre. Tenter de faire partager une année exponentielle. Et le plaisir d'écrire, d'aligner des mots et d'en dégager une force. Se rassurer aussi. Ecrire pour ne pas oublier et pour se retrouver soi-même. Et maintenant? Je souhaiterais léguer hybloghagne à une future recrue, que le flambeau continue à scintiller. Avis aux amateurs! Hybloghagne 2. Aucun critère de sélection, seulement l'envie de raconter. Je pense continuer moi aussi l'année prochaine, relater ma khâgne, mais il faudra trouver un nouveau nom! Quand aux archives de cette année, je les laisserai en ligne.
Merci, fidèles blogués! Ce fut un moment de détente et de surprise.
Bonnes vacances.
Dès septembre, tout reprend! Je compte sur vous.
La khâgne déjà. Je guette les réponses des lycées. Pour l'instant Jules Ferry et Balzac veulent bien de moi. Vite vite la galère. J'ai deux jours pour aller chercher un Exeat à Michelet. Remplir tous les dossiers. Trouver un logement éventuellement. Passer des coups de fils çà et là. Des vacances épuisantes en fait.
Et surtout...et surtout la petite Tine. Eh oui, dans toutes ces rencontres ces nouveaux visages ces étudiants jeunes au coeur voltigeant il fallait bien que j'en rencontre une qui fasse chavirer le mien. Depuis février j'avais posé mes yeux délicats sur sa personne. Souvent au premier rang -Lit admirablement bien à voix haute. J'avais cherché des signes pendant tous ces mois. En vain. Et pourtant quand l'année s'est achevée, par surprise dans mes bras elle est tombée. Et nous voilà embarqués, tous deux. Dans les méandres des sentiments. Baignant dans nos souvenirs langoureux de l'hypokhâgne. Une histoire d'une difficulté simple. Et que seule l'insouciance pour l'instant tente de faire perdurer. Tine, si tu savais.
Et enfin, hybloghâgne. La fin(?) d'une micro-aventure. Micro car à l'échelle d'un seul petit homme, d'une miette dans l'univers. Un blog lu quand même par plusieurs centaines de personnes. A chaque article, ce besoin de raconter, de transmettre. Tenter de faire partager une année exponentielle. Et le plaisir d'écrire, d'aligner des mots et d'en dégager une force. Se rassurer aussi. Ecrire pour ne pas oublier et pour se retrouver soi-même. Et maintenant? Je souhaiterais léguer hybloghagne à une future recrue, que le flambeau continue à scintiller. Avis aux amateurs! Hybloghagne 2. Aucun critère de sélection, seulement l'envie de raconter. Je pense continuer moi aussi l'année prochaine, relater ma khâgne, mais il faudra trouver un nouveau nom! Quand aux archives de cette année, je les laisserai en ligne.
Merci, fidèles blogués! Ce fut un moment de détente et de surprise.
Bonnes vacances.
Dès septembre, tout reprend! Je compte sur vous.
6.27.2005
Bilan (8)
Le temps est venu de clore ce bilan par un dernier article. Je vais aborder un thème bien connu.
Le Formatage
Ce mot me rebutait. Non papa non maman je ne veux pas aller en hypokhâgne. Je ne veux pas être formaté. C'est comme Sciences-Po et Hec. Non! J'veux pas devenir une sardine alignée comme les autres. C'est mieux le chinois, on s'prend pas la tête!
C'est pour ça que je suis arrivé le premier jour totalement bloqué. Sur la défensive. Les oreilles fermées, les yeux plein de buées. Eviter le formatage. Ne pas écouter les professeurs. Et pour cause. Je me rappelle le premier jour les mots résonnants de celui de Lettres. Veillez à bien vous relire; ce ne sont pas vos secrétaires qui vous corrigeront, elles ne sont pas formées pour ça. Ca m'a glacé. Je voulais partir. Plusieurs fois, j'étais prêt à claquer la porte et m'en aller sur les chemins de la fac avec mon petit baluchon.
Puis petit à petit je m'accroche. Les cours me plaisent. Je me prends un peu pour un roi-apprenti. Et le processus commence. Subrepticement. Je commence à croire que la prépa est ce qu'il y a de plus noble. Concrètement: avant je voulais faire l'école des 3A à Lyon. Puis, mollement, je me dis que c'est une école de commerce et que je veux pas y aller (remarquez la pertinence de l'argument). Non la prépa c'est ce qu'il y a de mieux. Le reste, c'est pour les consommateurs. Au contraire, l'hypokhâgne, la culture aussi, que de la pureté! Normale Sup, le jardin d'Eden de tous ces aspirants déchus. Un bourrage de crâne en somme.
Ainsi je me retrouve dans une voie par défaut. Elle me plaît, c'est certain. Mais je n'arrive plus à me visualiser dans une autre section, une autre filière. C'est impressionant. J'ai peur que les effets décuplent l'année prochaine.
Le Formatage
Ce mot me rebutait. Non papa non maman je ne veux pas aller en hypokhâgne. Je ne veux pas être formaté. C'est comme Sciences-Po et Hec. Non! J'veux pas devenir une sardine alignée comme les autres. C'est mieux le chinois, on s'prend pas la tête!
C'est pour ça que je suis arrivé le premier jour totalement bloqué. Sur la défensive. Les oreilles fermées, les yeux plein de buées. Eviter le formatage. Ne pas écouter les professeurs. Et pour cause. Je me rappelle le premier jour les mots résonnants de celui de Lettres. Veillez à bien vous relire; ce ne sont pas vos secrétaires qui vous corrigeront, elles ne sont pas formées pour ça. Ca m'a glacé. Je voulais partir. Plusieurs fois, j'étais prêt à claquer la porte et m'en aller sur les chemins de la fac avec mon petit baluchon.
Puis petit à petit je m'accroche. Les cours me plaisent. Je me prends un peu pour un roi-apprenti. Et le processus commence. Subrepticement. Je commence à croire que la prépa est ce qu'il y a de plus noble. Concrètement: avant je voulais faire l'école des 3A à Lyon. Puis, mollement, je me dis que c'est une école de commerce et que je veux pas y aller (remarquez la pertinence de l'argument). Non la prépa c'est ce qu'il y a de mieux. Le reste, c'est pour les consommateurs. Au contraire, l'hypokhâgne, la culture aussi, que de la pureté! Normale Sup, le jardin d'Eden de tous ces aspirants déchus. Un bourrage de crâne en somme.
Ainsi je me retrouve dans une voie par défaut. Elle me plaît, c'est certain. Mais je n'arrive plus à me visualiser dans une autre section, une autre filière. C'est impressionant. J'ai peur que les effets décuplent l'année prochaine.