3.20.2005

 

La rose des vents qui perd le nord...

Je suis déboussolé.
Je ne sais que faire l'année prochaine. Plusieurs choix s'ouvrent à moi : soit, sous réserve d'y être admis, je passe en khâgne (2e année de classe préparatoire littéraire). J'aurais alors le choix de me spécialiser entre l'allemand, la philosophie ou les lettres modernes. Mais ça me fait grincer les dents ; les khâgneux actuels s'amusent à nous dire de profiter de nos "vacances" en hypokhâgne, car la deuxième année, c'est pas de la rigolade. Déjà que je rigole pas beaucoup cette année...D'autre part, cela signifie que cet enfermement va perdurer : enfermement intellectuel, et sentimental en quelque sorte. Et cela me donne l'amer sentiment que pendant un an encore, je ne pourrai pas "profiter ma jeunesse", expression que j'ai quelque peu rangée dans mon tiroir jusqu'à maintenant.

Je me tâte. Et pour cette raison, j'expérimente, je "zappe". Je me suis rendu hier matin au salon de l'étudiant pour aller voir le stand de l'école des 3A justement. J'avais plein de questions à leur poser et je dois avouer que j'ai été très séduit. Hélas l'école est chère, et elle est à Lyon. Ce qui me fait douter, aussi, c'est cette peur d'abandonner ma quête culturelle que j'ai commencé cette année : car je me lance sur le chemin des finances et du marketing, disciplines sensiblement différentes! En somme, j'ai peur de me perdre dans cette école, de ne pas m'identifier à mes condisciples, de ne plus exister.

Ensuite, je suis allé à ma première conférence de philosophie que notre professeur nous avait recommandée. Je voulais voir à quoi ressemble un philospohe, sa manière de parler, son aura, ses convictions. Il débattait à propos du matérialisme, du naturalisme et de la métaphysique. Je me suis cramponné mais je n'ai pas tout compris. Cependant cela m'a interessé. Cette logique, cette construction poussée rassurait en quelque sorte. Pourtant, une fois rentré, je me suis interrogé sur l'utilité de cette conférence : c'est très beau, Mr le philosphe, de parler de choses subtiles et complexes, mais à quoi cela sert-il dans le monde moderne? Y a-t-il un sens à tout cela? A quoi bon faire de la philosophie à la fac? (admirez au passage ces problématiques qui pourraient être l'ébauche d'une dissertation!).

Vous le savez maintenant aussi bien que moi, mon avenir est nuageux, et les éclaircies sont dignes de celles d'un mois de mars, c'est-à-dire éphémère, quoiqu'à regarder le temps... Il faut donc que j'expérimente au maximum avant la fin de l'année, qui va arriver à la vitesse V. Expérimenter par des lectures, par des rencontres, par de la réflexion et espérer.

Comments:
bon, ok on est en révision de concours blanc, maios je lis qd meme ton Blog (eh... il est trop bien !)..."mais à quoi cela sert-il dans le monde moderne?"-> tu te fous de moi ? tu crois que ça sert à quelque chose le reste dans "le monde moderne" ? ...pas plus que dans un autre !!! on ne travaille pas à un utilitarisme basic et quelconque qui s'applique directement pour-le-monde mais à être conscient du monde, en acquérir une dimension de plus en plus objective et voir les lignes de force qui le traversent, merde c quand meme vachement plus cool, non ?!
 
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