3.29.2005
Classiologie
Je vais essayer de décrire en quelques mots l'espèce hypokhâgneuse, absolument unique en son genre. Je pense que mon approche concerne d'avantage l'Hypokhâgneux que l'Hypokhâgneuse car cette dernière est une espèce plus hétéroclyte.
Je vais surtout procéder à des généralités ; gardez à l'esprit que chacun correspond plus ou moins et à sa manière à mes analyses [subjectives]. Je schématise grossièrement!
J'ai distingué les processus conscients des processus inconscients.
L'Hypokhâgneux est décontracté. Il ne se laisse pas abattre par les notes, souvent bien hélas médiocres. Attitude en somme stoïque : "ne pas se soucier de ce qui ne dépend pas de lui". Pour cela, divers procédés permettent de les appréhender dans la bonne humeur : un sourire, un rire, un haussement d'épaule, une confiance certaine pour la prochaine copie ou encore ne pas regarder la note. Bref, toutes les techniques sont bonnes. Il conserve même cet état d'esprit arrivant en retard en cours : "bonjour madame. Excusez moi" et se fond dans la classe comme si de rien n'était. Il est aussi maître de lui-même quand il essuye une réprimande de la part d'un professeur : là, il invoque, et cela marche, l'argument du normalien : "ne cherche pas à comprendre, il a fait Normal' Sup".
Un autre processus conscient : l'Hypokhâgneux est en quête de création, qu'elle soit active ou passive. Active : Elle est avant tout humoristique : des petits mots ludiques sur le tableau entre les cours, qui parfois font même sourire les professeurs. Un exemple : une fois, 10 camarades restent bloqué dans l'ascenseur. Plus tard, nous pouvions lire sur le tableau de la classe : "Lao Tseu a dit : si vous êtes trop nombreux dans l'ascenseur, alors les câbles lâchent". Lecteur, je ne te demande pas de juger le niveau de la boutade : prends simplement conscience du phénomène! L'Hypokhâgneux se délecte aussi des portions de cours qu'il réutilise pour les transformer à sa guise : il s'amuse sans s'en lasser à imaginer - comme Charles Fourrier dont il a fait connaissance en cours d'hisoire mais à sa façon- des projets de villes utopiques.
Passive : l'Hypokhâgeux va au cinéma et s'en réjouit, il s'interesse aux expos, au théàtre. Bref, il tente de s'ouvrir du mieux qu'il le peut à l'Art.
Il existe aussi des processus inconscients, c'est-à-dire qu'ils semblent concerner la masse de manière involontaire. Cela se retrouve dans l'apparence. On parle beaucoup du style "littéraire". Mouais. Peut-être peut-on essayer de l'examiner: l'Hypokhâgneux est alter-modialiste. Pas de style vestimentaire particulier (car généralement c'est ainsi que l'on classe les jeunes), cuir chevelu souvent déjanté, démarche accentuée.
D'autre part, le langage de l'Hypokhâgneux semble évoluer, lentement : il essaye d'employer le moins possibles des mots vulgaires, mais n'hésite pas, souvent, à choquer par d'autres encore plus poignants qui font frémir ses pairs : ainsi des mots comme CULTURE, TRAVAIL, COMMENTAIRE font frissoner les condisciples par la nouvelle puissance qu'ils dégagent.
Enfin, terrible fléau, l'Hypokhâgneux perd aux tournois de football : il a le pied totalement carré (sauf quelques rares exceptions). Bien qu'il comprenne les règles subtiles du jeu, il semble incapable de mettre cela efficacement en pratique et encaisse au plus grand dam de nombreux buts.
Pour finir, il existe quelques Hypokhagneux, déroutés, qui écrivent des articles ethnologiques absolument abracadabrants. Mefiez-vous de ceux-là!
Je vais surtout procéder à des généralités ; gardez à l'esprit que chacun correspond plus ou moins et à sa manière à mes analyses [subjectives]. Je schématise grossièrement!
J'ai distingué les processus conscients des processus inconscients.
L'Hypokhâgneux est décontracté. Il ne se laisse pas abattre par les notes, souvent bien hélas médiocres. Attitude en somme stoïque : "ne pas se soucier de ce qui ne dépend pas de lui". Pour cela, divers procédés permettent de les appréhender dans la bonne humeur : un sourire, un rire, un haussement d'épaule, une confiance certaine pour la prochaine copie ou encore ne pas regarder la note. Bref, toutes les techniques sont bonnes. Il conserve même cet état d'esprit arrivant en retard en cours : "bonjour madame. Excusez moi" et se fond dans la classe comme si de rien n'était. Il est aussi maître de lui-même quand il essuye une réprimande de la part d'un professeur : là, il invoque, et cela marche, l'argument du normalien : "ne cherche pas à comprendre, il a fait Normal' Sup".
Un autre processus conscient : l'Hypokhâgneux est en quête de création, qu'elle soit active ou passive. Active : Elle est avant tout humoristique : des petits mots ludiques sur le tableau entre les cours, qui parfois font même sourire les professeurs. Un exemple : une fois, 10 camarades restent bloqué dans l'ascenseur. Plus tard, nous pouvions lire sur le tableau de la classe : "Lao Tseu a dit : si vous êtes trop nombreux dans l'ascenseur, alors les câbles lâchent". Lecteur, je ne te demande pas de juger le niveau de la boutade : prends simplement conscience du phénomène! L'Hypokhâgneux se délecte aussi des portions de cours qu'il réutilise pour les transformer à sa guise : il s'amuse sans s'en lasser à imaginer - comme Charles Fourrier dont il a fait connaissance en cours d'hisoire mais à sa façon- des projets de villes utopiques.
Passive : l'Hypokhâgeux va au cinéma et s'en réjouit, il s'interesse aux expos, au théàtre. Bref, il tente de s'ouvrir du mieux qu'il le peut à l'Art.
Il existe aussi des processus inconscients, c'est-à-dire qu'ils semblent concerner la masse de manière involontaire. Cela se retrouve dans l'apparence. On parle beaucoup du style "littéraire". Mouais. Peut-être peut-on essayer de l'examiner: l'Hypokhâgneux est alter-modialiste. Pas de style vestimentaire particulier (car généralement c'est ainsi que l'on classe les jeunes), cuir chevelu souvent déjanté, démarche accentuée.
D'autre part, le langage de l'Hypokhâgneux semble évoluer, lentement : il essaye d'employer le moins possibles des mots vulgaires, mais n'hésite pas, souvent, à choquer par d'autres encore plus poignants qui font frémir ses pairs : ainsi des mots comme CULTURE, TRAVAIL, COMMENTAIRE font frissoner les condisciples par la nouvelle puissance qu'ils dégagent.
Enfin, terrible fléau, l'Hypokhâgneux perd aux tournois de football : il a le pied totalement carré (sauf quelques rares exceptions). Bien qu'il comprenne les règles subtiles du jeu, il semble incapable de mettre cela efficacement en pratique et encaisse au plus grand dam de nombreux buts.
Pour finir, il existe quelques Hypokhagneux, déroutés, qui écrivent des articles ethnologiques absolument abracadabrants. Mefiez-vous de ceux-là!
Comments:
<< Home
hey
tro marrant cet article
j'espere tenir en hypokhagne l'an prochain(et oui moi petite terminale L) et ma foi ça m'a l 'air bien parti!
pao
tro marrant cet article
j'espere tenir en hypokhagne l'an prochain(et oui moi petite terminale L) et ma foi ça m'a l 'air bien parti!
pao
Edouard a dit mais il le tenait de Lao Tseu qui lui même le tenait de son grand père fraternel : << L'hypokagne est comme un ascenseur; certains y restent coincés>>
Bravo a toi Pierrot et bon courage pour la suite....
Une petite précision au sujet de la Brumoise de légume; en progès constant et ses chaussures se polissent au fil des matchs:
Après les premiers fiascos ils parviennent a marquer des buts et on ne peut qu'applaudir leur dernière défaite 12 à 5
Enregistrer un commentaire
Bravo a toi Pierrot et bon courage pour la suite....
Une petite précision au sujet de la Brumoise de légume; en progès constant et ses chaussures se polissent au fil des matchs:
Après les premiers fiascos ils parviennent a marquer des buts et on ne peut qu'applaudir leur dernière défaite 12 à 5
<< Home
